lundi 28 mars 2005
22. pourquoi des jeunes violemment homophobes?
pourquoi des jeunes violemment homophobes?
Voilà une superbe étude: pourquoi certains jeunes garçons sont-ils violemment homophobes (alors qu'ils ne connaissent aucun pédé) et pourquoi font-ils des gay les victimes de leurs violences?
J'avais vu un reportage à la télé suisse, il n'y a pas longtemps. Les images de ces jeunes qui cassaient du pédé pour le plaisir avait quelque chose de particulièrement écoeurant. A vomir.
Au moins, cette étude me donne les réponses, si pas parfois quelques rémèdes.
21. Prêtres gay : ouverture des anglicans écossais
Prêtres gay : ouverture des anglicans écossais
Une Bonne Nouvelle nous vient d'Ecosse (que Dieu bénisse tous les porteurs de kilt !). Dans les remoux qui entourent l'homosexualité dans le monde anglican, ils ont pris une position de pointe.
Et tant pis si certains Primats sont trop frileux, ou acceptent les pressions de certains Primats sectaires venant de pays déjà largement homophobes!
Je souhaite que les anglicans anglais, irlandais, australiens, d'Afrique du Sud et de tous les pays fassent la même chose et renvoient l'homophobie d'où elle vient, c'est à dire en enfer !
20. sortir du placard à 15 ans, puis le bonheur
sortir du placard à 15 ans, puis le bonheur
Adrien a 15 ans, il est amoureux d'un garçon apparemment délicieux et il a dit à ses amis qu'il est pédé. Et ça s'est très très bien passé.
En ce lundi de Pâques, je trouve que c'est une vraie belle Bonne Nouvelle. Merci, Adrien. Et bravo à tous les jeunes gay et lesbiennes qui font le pas comme lui.
Quant aux autres, je dis "courage". Peut-être l'an prochain...
19. "Du mariage gay au bordel", un livre...
"Du mariage gay au bordel", un livre...
C'est le titre d'un article du père Philippe Verdin, o.p (c'est donc un dominicain) qui fait le commentaire d'un livre d'un philosophe faisant lui-même le procès du mariage gay. Le père Verdin est clairement un membre du "lobby catholique" (ou faut-il dire cathobourgeois?), qui veut régler ses comptes avec ce qu'il appelle le "lobby gay" (parfois avec une couche de cynisme). Mais en dehors de cette guéguerre de journaleux, je trouve qu'il y a de quoi réfléchir...
Voici en gros l'argument du livre et de l'article: le mariage est une institution "conservatrice". Donc, quand les gay demandent le mariage, ils prétendent faire appel à l'esprit libéral des hétéro et ils utilisent la culpabilité pour en les faire glisser plus à droite.
Ceci dit, c'est un argument que j'ai déjà entendu chez les gay, principalement chez les lesbiennes. Certaines me disent qu'elles n'ont rien à faire d'une institution comme le mariage qui a été créée par des hommes soucieux d'établir leur domination machiste.
C'est ce qui explique que certains gay insistent pour qu'on crée pour eux autre chose à côté du mariage hétéro, mais qui aurait tous les avantages sociaux et les obligations du mariage.
Mais ma question est alors: si c'est pour demander la même protection du couple et de la famille que dans un mariage hétéro, pourquoi ne pas l'appeler un mariage?
D'un autre côté, si les hétéro sont tellement chatouilleux sur le mot 'mariage', pourquoi ne pas faire un compromis et les mettre de notre côté en parlant simplement d'une 'union gay' ou tout simplement d'une 'union'?
Néanmoins, je trouve ça un peu gonflé de la part de certains conservateurs de reprocher aux gay de tenir aux mêmes valeurs qu'eux. "Comment? des pédé qui tiennent aux valeurs traditionnelles du mariage? quelle horreur? Mais comment osent-ils partager les mêmes valeurs que nous? c'est sale et ça nous insulte." Je trouve qu'il y a une solide couche d'hypocrisie là dedans. Comme si les pédé n'avaient pas le droit d'être de droite et que naître gay entraîne forcément le gène politique de gauche!
Quoi qu'il en soit, je trouve encore une fois lamentable que les avancées pour les gay arrivent de la société civile, et non des Eglises qui ont l'Amour comme Dieu...
Joyeuses Pâques à tous.

samedi 19 mars 2005
18. Journée Mondiale contre l'Homophobie
Journée Mondiale contre l'Homophobie??
J'ai des copines qui sont énervées à chaque "journée de la femme", tout comme à chaque "fête des mères". D'autres, au contraire, trouvent qu'une journée de prise de conscience par an, ce n'est pas du luxe, surtout au vu de la mémoire courte de beaucoup de gens (d'hommes?) dans le quotidien.
C'est ce qui explique mon sentiment partagé à l'idée de lancer cette année la première journée mondiale contre l'homophobie et la transphobie. Ce n'est pas que je ne sois pas conscient qu'il faut en parler, loin de là. Mais tout comme j'ai parfois l'impression que les macho se gonflent à chaque journée de la femme, je me demande si les homophobes ne vont pas sortir du bois le lendemain de la journée contre l'homophobie...
Ceci dit, chapeau à tous ceux qui vont organiser cette journée et se mouiller pour que le message passe. Ils méritent bien un coup de projecteur médiatique une fois par an.
Pour continuer à discuter du sujet, un article sur le site de l'ILGA
dimanche 13 mars 2005
17. Conservateur, Catholique et Gay, qui veut le mariage
Conservateur, Catholique et Gay, qui veut le mariage
(voir l'article en anglais en cliquant le lien ci-dessus, ou alors en français ci-dessous)
J'ai été très impressionné qu'un homme comme Andrew Sullivan, qui est connu publiquement pour être clairement catholique, conservateur et gay (et qui publie régulièrement dans le prestigieux Time Magazine), ait pris publiquement position aux Etats-Unis en faveur du terme "mariage" contre celui "d'union civile".
Aux Etats-Unis comme en Europe, des évêques et de nombreux catholiques, mais aussi beaucoup d'associations gay, ne s'opposeraient pas trop à l'idée de créer un "partenariat gay" mais l'idée d'un "mariage gay" les énerve.
Pourtant, un conservateur très très ferme comme Andrew Sullivan prend la position inverse: le mariage sinon rien. En gros: le fait d'avoir une famille est tellement vital, qu'il n'y a aucun sens à dire que les gay n'ont pas le droit de fonder les leurs. Et comment des Eglises peuvent-elles empêcher des gens de fonder une famille et de s'aimer?
Bonne lecture...
Sullivan s’explique sur son attachement au mot « mariage »
(traduit de l'anglais par www.gayromandie.ch)
Un plaidoyer conservateur pour le mariage gay
Enfant,
je n'avais aucune idée de ce qu'était l'homosexualité. J'ai grandi dans
un foyer traditionnel (classe moyenne catholique et conservatrice), où
la vie était une affaire relativement simple: école, travail, famille.
Bien que mes parents ne fussent pas universitaires, j'ai été élevé dans
la perspective d'aller loin dans la vie. Mais une valeur centrale
m'était par ailleurs inculquée : ce qui comptait, ce n'était ni la
carrière, ni l'argent, ni la renommée. Ce qui comptait réellement,
c'était la famille et l'amour qui y régnait. Le jour le plus important
de ma vie, ce ne serait ni ma remise de diplôme, ni mon premier jour de
travail, ni une augmentation, ni ma première maison. Le jour le plus
important de ma vie serait le jour de mon mariage. Ce jour-là, tous mes
amis et toute ma famille se réuniraient pour célébrer ce qu'il y avait
de plus important dans la vie d'une personne : son bonheur. Et celui-ci
passait par la capacité de fonder un nouveau foyer, de constituer une
famille nouvelle mais reliée à l'ancienne, de trouver l'amour, qui
relativise tout le reste.
En grandissant, j'ai découvert que je
n'aurais sans doute jamais accès à ce bonheur. Je n'avais pas les mêmes
sentiments que les autres garçons à l'égard des filles. Toutes les
émotions, tous les rituels sociaux, tout ce qui fonde les liens de la
vie hétérosexuelle des adolescents m'échappaient. Je ne savais pas
pourquoi. Personne ne me l'avait expliqué. L'affection que je portais à
d'autres garçons était à sens unique ; chaque fois que je me sentais
tomber amoureux, ils le sentaient et le rejetaient. Je ne les en
blâmais pas, de quel droit l'aurais-je fait ? Je m'entendais bien avec
mes copains dans un contexte non émotionnel, mais quelque chose
n'allait pas, quelque chose sonnait faux. J'ai fini par savoir presque
instinctivement que je ne ferais jamais partie de ma famille de la même
manière que mes frères et sœurs. L'amour qui existait en moi ne pouvait
pas être mentionné, il était anathème. Je me souviens avoir écrit un
jour dans mon journal intime que je jouais parfaitement mon rôle en
société, mais que je n'avais pas de vie privée.
Je ne parlais
jamais de ma vraie vie. Ne pouvant sortir avec des filles, je me suis
plongé dans le travail scolaire, les débats d'idées, le groupe de
théâtre, tout ce qui pouvait me donner une excuse pour ne pas me
confronter à la réalité. Quand je considérais les années à venir, je
n'arrivais pas à m'y projeter. Il y avait seulement un vide. Allais-je
être seul toute ma vie ? Connaîtrais-je jamais, moi aussi, un jour qui
serait le plus important de ma vie ? Ça me semblait impossible, nul,
non avenu. Pour faire pleinement partie de ma famille, je devais d'une
certaine façon ne pas être moi. C'est ainsi que, à l'image de nombreux
autres adolescents gay, je me suis renfermé, devenant névrosé, déprimé,
parfois proche du suicide. Nuit après nuit, je m'enfermais dans ma
chambre avec des livres, alors que les autres garçons développaient les
compétences nécessaires pour former de véritables relations, pour
s'épanouir dans l'amour. Dans mon amour-propre blessé, j'ai même clamé
mon rejet de la famille et du mariage. C'était la seule explication que
j'avais trouvée pour justifier mon isolement.
J'ai mis des
années à me rendre compte que j'étais gay, encore plus d'années à le
dire aux autres et encore bien plus de temps à établir des liens
affectifs durables avec un homme sous quelque forme que ce soit. Ma
sexualité étant apparue dans la solitude (et sans aucun lien avec
l'idée d'une relation affective), il m'a été difficile par la suite de
rétablir une relation entre, d'une part, la sexualité et, d'autre part,
l'amour et l'estime de soi. Et cela reste difficile. Mais j'ai
persévéré, si bien que, peu à peu, chaque relation a duré plus
longtemps que la précédente. J'ai dû attendre d'avoir une vingtaine
voire une trentaine d'années pour apprendre ce que mes amis hétéros
avaient découvert à l'âge de l'adolescence. Mais, même à cette époque,
mes parents et mes amis ne m'ont jamais posé la question qu'ils
auraient automatiquement posée si j'avais été hétéro : alors, quand
est-ce que tu te maries ? Quand pourrons-nous célébrer l'événement,
vous entourer et contribuer à votre installation ? En fait, personne,
je dis bien personne, ne m'a posé la question à ce jour.
Quand
les gens parlent du mariage gay, ils ne prennent pas le problème par le
bon bout. Il ne s'agit pas de mariage gay : il s'agit de mariage, de
famille, d'amour. Il ne s'agit pas de religion : il s'agit du livret de
famille délivré par l'officier d'état civil. À l'intérieur de leurs
congrégations, les Églises ont le droit (et elles doivent avoir ce
droit) de dire non au mariage pour les gays, tout comme les catholiques
ont le droit de dire non au divorce, qui reste une option civile. Les
valeurs familiales ne sont pas simplement une façon de mener une vie
heureuse et stable, elles sont une nécessité. Mettre les relations gay
dans une autre catégorie (unions civiles, PaCS, etc.) peut répondre à
des besoins pressants, mais en raison même de l'euphémisme, du statut
distinct, elles dressent un mur entre les personnes homosexuelles et
leurs familles. Elles rétablissent la barrière que beaucoup d'entre
nous avons essayé faire tomber en y consacrant parfois toute une vie.
Pour
moi, il est trop tard pour refaire le passé. Toutefois, avant toute
autre considération, je veux penser à un jeune enfant, loin, tout
là-bas. Si ça se trouve, il est peut-être en train de lire ces lignes.
Je veux qu'il sache qu'il n'a plus besoin de choisir entre lui-même et
sa famille. Je veux qu'il sache que l'amour qu'il éprouve est digne,
qu'il a un avenir en tant que membre égal et à part entière du genre
humain. Seul le mariage pourra le faire. Seul le mariage pourra le
ramener parmi les siens.
samedi 12 mars 2005
16. l'homophobie se soigne, dit la mère...
l'homophobie se soigne, dit la mère...
J'adore le commentaire de cette maman pleine d'indignation quand une lectrice de son journal trouve que deux hommes qui s'embrassent c'est "dégueulasse"... Et en plus, c'est une Canadienne qui habite Chateauguay !!!
Vraiment, madame, vous êtes très bien !
Le Soleil de Châteauguay - Édition du 12 mars 2005
L'homophobie se soigne
En
réponse au commentaire de Mme Gosselin, paru dans l'édition du Soleil
du 26 février, qui disait que la photo publiée en première page du
journal de deux hommes qui s'embrassaient était dégueulasse.
Et
bien moi, Madame, mon fils est homosexuel et ce que je trouve
écoeurant, c'est les gens comme vous qui insultent les gays juste parce
qu'ils n'ont pas les mêmes goûts que vous! Il y a un nom pour vous
désigner, c'est "homophobe" et cela se soigne, contrairement à
l'homosexualité qui ne se soigne pas parce que ce n'est pas une maladie.
Comment
peut-on condamner un simple geste d'amour dans un monde où il y a tant
de violence et de misère? En tout cas, j'ai assez de sens moral et de
délicatesse, moi, pour ne pas blesser les adolescents qui découvrent
leur homosexualité et qui, par le fait même, vont devoir apprendre à se
protéger de la cruauté de ceux qui ne comprennent pas parce que c'est
différent de ce qu'ils vivent.
On se demande pourquoi le taux de
suicide chez les jeunes gays augmente? C'est sûrement parce qu'ils ont
la malchance d'avoir dans leur famille ou leur entourage des gens comme
Mme Gosselin qui trouvent que, pour eux, l'amour va être quelque chose
de dégueulasse toute leur vie.
Aimons-nous les uns les autres, c'est pourtant pas si compliqué... pour ceux qui respectent la morale des gens, évidemment!
Monique Vadeboncoeur,
Saint-Étienne-de-Beauharnois
mardi 8 mars 2005
15. une World Gay Pride à Jérusalem l'été prochain
une World Gay Pride à Jérusalem l'été prochain
Je ne sais pas pourquoi, mais l'idée d'une Gay Pride mondiale à Jérusalem me réjouit énormément.
Quel lieu symbolique! Quand on pense à tout ce que les chrétiens, les juifs et les musulmans disent des pédé! Le plus extraordinaire, en lisant l'article, c'est que les gay israéliens réalisent déjà depuis plusieurs années une Gay Pride remarquable, un modèle de fête et de tolérance...
Une bonne nouvelle en provenance d'une région d'où en viennent peu...
lundi 7 mars 2005
14. l'origine de l'homosexualité
l'origine de l'homosexualité
C'est fou tout ce qu'on raconte (de conneries) sur le sujet. En particulier des opinions personnelles très peu scientifiques. Dans le genre, l'une des positions les moins "catholique" se trouve justement chez catholique.org, le repère des disciples de Daniel-Ange.
Mais c'est la première fois que je trouve un article qui présente plutôt la question "Qui sont ceux qui s'interrogent sur les origines de l'homosexualité?".
Ceci dit, le site AlterHeros est globalement fort intéressant. J'y ai beaucoup appris.
dimanche 6 mars 2005
13. les jeunes pédés se suicident 13 fois plus que les autres
les jeunes pédés se suicident 13 fois plus que les autres
(cliquer sur le lien pour lire l'article de référence)
Est-ce juste une impression ou bien c'est la première fois qu'on a vraiment fait une étude en France sur le risque élevé de suicide chez les jeunes homosexuels?
Est-ce que, comme pour la déportation d'homosexuels dans les camps nazis, il n'y aurait pas une sorte d'homophobie diffuse? du genre "si les pédé se suicident, c'est normal et bon débarras"...