jeudi 8 février 2007
388. obligation de résultat
Un groupe de promoteurs du mariage gay dans l'état de Washington (en haut à gauche des États-Unis) vient de proposer une mesure qui imposerait à un couple hétéro d'avoir un enfant dans les trois ans du mariage sous peine de voir le mariage annulé. Une manière de répondre à l'argument de certains conservateurs qui affirment que le mariage devrait être réservé aux hétéro parce que c'est le seul cas où le mariage est vraiment fécond.
Bien sûr, la proposition est absurde (ses organisateurs le disent eux-mêmes), et il est peu probable qu'elle obtienne le nombre de signatures nécessaires pour arriver aux portes de l'assemblée locale. Néanmoins, elle déjà eu un effet positif puisque les groupes opposés au mariage homo ont déjà fait savoir qu'ils ne se serviraient plus de l'argument de la fécondité en termes d'enfants pour s'opposer au mariage homo.
Pousser l'absurde de l'obligation de résultat jusqu'au bout? Ce n'est pas une si mauvaise attitude.
Ainsi, puisqu'on affirme, du côté de la doctrine officielle, que les candidats au sacerdoce qui ont des "tendances homosexuelles solidement ancrées" ne sont pas aptes au sacerdoce (et notamment à représenter le Christ dans ses relations avec les hommes et les femmes), on pourrait par exemple proposer d'invalider après coup les ordinations des "désastres" sacerdotaux!
Les dictateurs cléricaux, les menteurs en tenue ecclésiastiques, ceux qui ont détourné ou dilapidé des fonds d'église, les carriéristes, les lèches-bottes, et puis aussi les abuseurs d'enfants ou d'adolescents, tous ceux là, on pourrait aussi proposer une obligation de résultat pour reconnaître la validité de leur "consécration"!
Car, après tout, il y a une très grande autorité évangélique à la phrase "on juge l'arbre à ses fruits". Pourquoi, dans le cas des cathogay, refuse-t-on même qu'il y ait des fruits? On ne leur donne même pas le bénéfice, comme le figuier stérile, d'une seconde chance et d'un peu d'espérance...
Non, pour les homo, on dit tout simplement que, quand ils aiment, ce n'est qu'une illusion d'amour. Quand ils forment des couples, ce n'est qu'une pseudo union. Quand ils proposent d'élever un enfant, ça ne peut être qu'une illusion d'engagement parental. Et ceux qui sentent que Dieu les appelle au sacerdoce, n'ont évidemment qu'une totale illusion de vocation. Pas même une chance d'essayer...
Avec la foule d'universités et d'instituts de recherches scientiques dans le monde catholique, où est l'étude de grande envergure et scientifiquement sérieuse pour asseoir la doctrine catholique officielle sur les "personnes à tendance homosexuelle"? Où est la vaste étude (à l'échelle du monde entier) qui fait le point sur ce que les homo font de leur vie affective, de leurs couples, de leurs familles?
C'est curieux: les hétéro n'ont pas d'obligation de résultat, ils n'auraient pas à "porter du fruit" pour que leur amour, leurs couples ou leurs familles soient bénies et consacrées. Par contre, les homo n'ont même pas le droit d'essayer de porter du fruit... Vraiment curieux...
Quant aux associations cathogay, en particulier dans le monde francophone qui est le mien, je ne peux que souhaiter qu'elles mettent en avant tous les fruits positifs: tous ces cathogay qui apportent une richesse à la vie de l'Église, tous les couples homo qui représentent des décennies d'amour, toutes ces familles homoparentales qui ont permis à des enfants ou des adolescents de grandir et de devenir eux-mêmes dans toute leur originalité.
Il est temps de diffuser ce qu'ont fait "nos" saints, "nos" héros ou même nos "martyrs"...
Pour moi, c'est l'ignorance de ces fruits qui explique tous ces clichés sur les homo. Le résultat, il existe. Il est déjà là. C'est donc juste une question de moyens de diffusion.
Si ces fruits étaient connus, la plupart des arguments contre les minorités sexuelles tomberaient d'eux-mêmes.