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être homosexuel et catholique, sereinement

vendredi 30 mars 2007

403. le super héroïsme au quotidien

Hier soir, je me suis vu le DVD de "Superman Returns" avec le très décoratif Brandon Routh. Et je dois dire que, à mon humble avis, il fera très bien dans les prochains épisodes de l'enfant de Krypton, en particulier dans le rôle de Clark Kent, qui reste mon personnage favori.

 

Mais, pendant tout le film, je me suis demandé où j'avais vu cet acteur auparavant. Et l'internet étant le miracle qu'il est, j'ai retrouvé sa filmographie. Je me suis souvenu de l'avoir vu dans un petit rôle de la série "Cold Case" (qui me plaît à plus d'un titre, notamment son côté un peu rédempteur, et pas seulement pour le tout aussi décoratif Danny Pino).

 

 

Vous connaissez le principe de la série? C'est une autre version du type des "affaires classées" où une fine équipe de limiers arrive à résoudre une ancienne histoire (souvent des homicides) et à rendre justice aux victimes et à leur famille.

L'épisode dont je me souvenais s'intitule "Un Temps Pour Haïr" (d'après une citation du début du Livre de l'Ecclésiaste).

Voici l'histoire: une maman, âgée et proche de la fin, vient voir les policiers de l'équipe "Cold Case" pour résoudre l'affaire de la mort de son fils, battu à mort en 1964 dans le fond d'une allée obscure. Au fur et à mesure de l'enquête, on se rend compte que le fils, jeune étudiant universitaire brillant, était homo, qu'il fréquentait un très gentil jeune juriste (le rôle joué par Brandon Routh). La mère se souvenait vaguement de ce jeune homme, et elle sentait qu'il y avait quelque chose entre eux. Et au moment de sa mort, elle demande à rencontrer (40 ans plus tard), celui dont son fils était amoureux.

Je vous passe les détails de l'enquête qui a conduit à l'arrestation des meurtriers, et comment il se révèle qu'il s'agissait d'un de ces (hélas) milliers de cas de pédé battus à mort à la sortie d'un bar gay. Je vous passe aussi le formidable personnage d'une drag queen vieillissante et absolument admirable. Ainsi que le personnage d'un policier pris de remords pour s'être tu à l'époque, mais qui décide finalement de témoigner, estimant qu'il le doit à son propre fils homo et à son fiancé.

Ce qui m'a frappé, c'est d'abord le chemin de la mère, qui se rend compte à quel point elle ignorait son fils... ou voulait l'ignorer. Et puis le chemin du jeune homme, devenu entretemps un juge respecté et qui n'ose pas se déplacarder pour les besoins de l'enquête. Il finit tout de même par aller rencontrer la mère sur son lit d'hôpital, dans une très belle scène où, 40 ans après, il trouve les mots pour dire à quel point il aimait le défunt et comment celui-ci reste toujours le seul homme dans sa vie.

Je me souviens que ça m'avait incroyablement ému, cette scène.

Et hier soir, je me suis dit: les super-héros ne sont pas toujours ceux pour lesquels on fait des films à grand budget. Dieu sait si, dans le quotidien de leur vie, les homo ont eu à faire des choix difficiles. Certains de ces choix, je le sais, sont des actes héroïques d'amour. Dans leurs couples, dans leurs familles, dans leurs quartiers, au travail, dans leurs communauté paroissiales...

Nous devrions être fiers de "nos" héros du quotidien...

Posté par cathogay à 12:12 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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